Le statut juridique du médium

 

Vivre de son don de médiumnité, c’est faire le choix, à l’instar d’un avocat ou d’un notaire, d’une profession libérale. Et lorsqu’on prend la décision de s’installer à son propre compte dans une profession règlementée par la loi, l’on est soumis à un certain statut. Dans cette optique, le médium doit accomplir certaines démarches et s’informer des dispositions qui existent.

A quoi faut-il s’attendre ?

Avant de se lancer dans une profession libérale telle que celle de voyant ou de médium, il faut savoir certaines choses. La première, c’est que de la performance du praticien dépend son gain sachant que les débuts sont toujours difficiles. Mais contrairement aux professions commerciales et artisanales, l’installation du médium à son compte ne requiert pas un investissement important.

La déontologie pratique recommande que le ‘’nouveau’’ médium demande à un professionnel de lui établir un business plan qui comporte :

  • Une estimation financière du projet ;
  • Le choix d’un statut juridique.

L’entreprise individuelle

Le médium qui choisit de créer une entreprise individuelle peut opter pour le régime de la déclaration contrôlée. Pour les professions libérales dont les recettes sont supérieures à 32600 euros, ce régime est obligatoire. Dans cette option, le médium répond personnellement des dettes professionnelles même si par une « déclaration d’insaisissabilité », il peut s’y soustraire et protéger ses biens.

Les formalités de constitution d’entreprise sont très simples. Le médium doit avant tout s’inscrire à l’URSSAF et obtenir un numéro Siret. C’est à cette condition qu’il dispose des pleins pouvoirs sur son entreprise et ne rend pas compte de sa gestion comptable annuelle. En optant pour ce régime :

  • Le bénéfice imposable du médium est basé sur les recettes et des dépenses annuelles effectives ;
  • Le revenu total annuel est imputé du déficit éventuel ;
  • Les charges sociales sont calculées en tenant compte du bénéfice réel.

Le médium en société

Il est loisible pour le médium qui souhaite exercer de constituer une société qui peut être une Sarl ou une Eurl.

En ce qui concerne la Sarl, sa constitution nécessite au moins deux associés, personnes physiques ou morales. Le capital social de la Sarl est libre mais le médium sera soumis à l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le revenu. La rémunération versée aux associés est déduite du résultat. Dans ce cas, les gérants (médiums associés) ont le même statut que les salariés.

Dans l’Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée, les règles sont encore plus simples. Le médium n’a pas besoin d’associé et ne rend pas non plus compte. Le régime fiscal est principalement celui des Bénéfices Non Commerciaux.

La création d’une entreprise individuelle de médium ou d’une société n’est guère compliquée. Après une prise d’information préalable, il suffit pour le praticien de remplir quelques formalités. Mais le plus dur n’est pas de s’installer, c’est de réussir honnêtement.




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