Les obligations professionnelles du médium

 

Il y a quelques années encore, l’exercice d’un art divinatoire, quel qu’il soit, était proscrit par la loi en France. Mais depuis le code pénal du 1er mars 1994, cette activité n’est plus expressément interdite. C’est l’application du principe de légalité (tout ce qui n’est pas interdit par la loi est permis) qui l’autorise.

Ainsi, depuis une vingtaine d’années déjà, les médiums, voyants, astrologues et homologues peuvent vivre librement de leur don. L’activité n’est certes pas spécialement réglementée mais il est erroné de penser que les praticiens des arts divinatoires baignent dans l’impunité.

L’obligation d’information et de renseignement du médium

En droit commercial, le vendeur professionnel a l’obligation de fournir tous les renseignements sur le produit à l’acheteur. Autrement, il est responsable des dommages éventuels. Il en va de même pour le médium (qui fait office de professionnel) vis-à-vis du consultant. En l’espèce, le praticien prend l’engagement d’informer avec bonne foi le consultant sur tous les aspects de l’acte sollicité. Il doit se tenir disponible également à répondre à toutes ses questions.

En principe, le consultant n’a même pas à poser les questions avant que le médium ne lui donne tous les renseignements. Même si la consultation a lieu par téléphone, le praticien ne peut se soustraire à cette obligation. En résumé, le médium s’engage chaque fois à informer ses clients :

  • Du domaine d’application et des limites des arts divinatoires et en l’occurrence, du leur ;
  • De la durée estimée de la consultation ;
  • De la tarification pratiquée ; Il faut dire ici que les honoraires des médiums sont libres et librement fixés par eux ;
  • Si le médium dispose d’un cabinet, toutes ces informations doivent y être affichées de façon claire, lisible et accessible.

Les conditions générales d’exercice

Du point de vue de la loi, le métier de médium ne requiert ni diplôme, ni concours, ni autorisation, ni conditions financières ou matérielles particulières. Dans un sens, n’importe qui peut se prévaloir du jour au lendemain de prédispositions sensorielles et revendiquer une place dans la profession. C’est sans compter sur les nombreuses contraintes textuelles (sociales, civiles, fiscales, pénales) qui régissent implicitement l’activité.

Bien que souvent travailleur indépendant, le médium a une obligation de déclaration de début d’activité auprès des organismes fiscal et social. Le manquement à cette obligation ouvre droit à des sanctions pénales pour exercice d’un travail dissimulé communément appelé « travail au noir ». Le médium indélicat risque une peine d’emprisonnement (2 ans au plus) et une amende ne pouvant pas aller au-delà de 30.000 euros.

Contrairement à ce que l’on peut croire, le médium n’est pas libre de faire ce qu’il veut. Il est indéniable que certains praticiens évoluent en marge de tout contrôle. Il est tout aussi indéniable qu’ils ne sauront échapper indéfiniment à la loi.




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